九三年 8.8分
读书笔记 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命
江筠

泪点集中处。

五 地牢 Le Cachot

Cimourdain s’avança avec le moins de bruit possible, vint tout près et se mit à regarder Gauvain ; une mère regardant son nourrisson dormir n’aurait pas un plus tendre et plus inexprimable regard. Ce regard était plus fort peut-être que Cimourdain ; Cimourdain appuya, comme font quelquefois les enfants, ses deux poings sur ses yeux, et demeura un moment immobile. Puis il s’agenouilla, souleva doucement la main de Gauvain et posa ses lèvres dessus. Gauvain fit un mouvement. Il ouvrit les yeux, avec le vague étonnement du réveil en sursaut. La lanterne éclairait faiblement la cave. Il reconnut Cimourdain. – Tiens, dit-il, c’est vous, mon maître. Et il ajouta : – Je rêvais que la mort me baisait la main. Cimourdain eut cette secousse que nous donne parfois la brusque invasion d’un flot de pensées ; quelquefois ce flot est si haut et si orageux qu’il semble qu’il va éteindre l’âme. Rien ne sortit du profond cœur de Cimourdain. Il ne put dire que : Gauvain ! Et tous deux se regardèrent ; Cimourdain avec des yeux pleins de ces flammes qui brûlent les larmes, Gauvain avec son plus doux sourire. Gauvain se souleva sur son coude et dit : – Cette balafre que je vois sur votre visage, c’est le coup de sabre que vous avez reçu pour moi. Hier encore vous étiez dans cette mêlée à côté de moi et à cause de moi. Si la providence ne vous avait pas mis près de mon berceau, où serais-je aujourd’hui ? dans les ténèbres. Si j’ai la notion du devoir, c’est de vous qu’elle me vient. J’étais né noué. Les préjugés sont des ligatures, vous m’avez ôté ces bandelettes, vous avez remis ma croissance en liberté, et de ce qui n’était déjà plus qu’une momie, vous avez refait un enfant. Dans l’avorton probable vous avez mis une conscience. Sans vous, j’aurais grandi petit. J’existe par vous. Je n’étais qu’un seigneur, vous avez fait de moi un citoyen ; je n’étais qu’un citoyen, vous avez fait de moi un esprit ; vous m’avez fait propre, comme homme, à la vie terrestre, et, comme âme, à la vie céleste. Vous m’avez donné, pour aller dans la réalité humaine, la clef de vérité, et, pour aller au delà, la clef de lumière. Ô mon maître, je vous remercie. C’est vous qui m’avez créé.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

西穆尔丹轻手轻脚地走过去,走近之后,开始端详郭万。他的目光显得既慈样又难以形容,即使一个母亲看着自己熟睡的婴儿时的目光也不过如此。这种目光也许是西穆尔丹不由自主地流露出来的。他像小孩子有时候做的那样,把两只拳头在眼睛上,一动不动地呆了好一会儿。随后他跪在地上,轻轻轻拿起郭万的手,把嘴唇凑上去。

郭万动了一下,睁开眼睛,脸上现出蓦然惊醒时的朦胧诧异的神色。地牢被灯光微微照亮。他认出了西穆尔丹。

“啊,他说,“是你,老师。”

按着他又补充道:“我正梦见死神在吻我的手。”

西穆尔丹猛地一震,就像有时我们突然受到一大股思潮冲击时那样;有时候这股思潮无比汹画和猛烈,仿佛要把整个心灵都淹没了似的。西穆尔丹的心灵深处却没有涌出任何情感他只叫了一声:“郭万!”

两个人对望着:西穆尔丹眼睛里充满了足以把眼泪都烧干的火焰,郭万脸上则挂着最柔和的微笑。

郭万用胳膊肘撑起身子来说:

我看见你脸上的这条刀疤,那是你为了救我面落下的昨天在那场混战中,你也为了保护我而呆在我身边。如果上天没有把你派到我的摇篮边上,我现在会在哪儿呢?肯定在黑暗中。我之所以有责任的观念,全部是你教育的结果。我生下来就受到束缚,成见就是束缚我的绳索,你为我解开了这些绳索,让我自由地成长:你把已经成为一具木乃伊的我,重新变成一个孩子。你在一个可能发育不健全的形体里安置了一颗良心。没有你,我即使长大了也很幼雅,多亏你,我才活在天地之间,我只是一个责族,你使我成为一个公民:我只是一个公民,你使我成为一个有头脑的人:你使我作为人能够适应尘世的生活,作为灵魂能够适应天上的生活。你给了我真理的钥匙,使我能够走进人间的现实世界;你给了我光明的钥匙,使我能够走进天上的世界。哦,老师,我感谢你。是你造就了我。

– Ô mon maître, dans tout ce que vous venez de dire, où placez-vous le dévouement, le sacrifice, l’abnégation, l’entrelacement magnanime des bienveillances, l’amour ? Mettre tout en équilibre, c’est bien ; mettre tout en harmonie, c’est mieux. Au-dessus de la balance il y a la lyre. Votre république close, mesure et règle l’homme ; la mienne l’emporte en plein azur ; c’est la différence qu’il y a entre un théorème et un aigle. – Tu te perds dans le nuage. – Et vous dans le calcul. – Il y a du rêve dans l’harmonie. – Il y en a aussi dans l’algèbre. – Je voudrais l’homme fait par Euclide. – Et moi, dit Gauvain, je l’aimerais mieux fait par Homère. Le sourire sévère de Cimourdain s’arrêta sur Gauvain comme pour tenir cette âme en arrêt. – Poésie. Défie-toi des poëtes. – Oui, je connais ce mot. Défie-toi des souffles, défie-toi des rayons, défie-toi des parfums, défie-toi des fleurs, défie-toi des constellations. – Rien de tout cela ne donne à manger. – Qu’en savez-vous ? l’idée aussi est nourriture. Penser, c’est manger. – Pas d’abstraction. La république c’est deux et deux font quatre. Quand j’ai donné à chacun ce qui lui revient... – Il vous reste à donner à chacun ce qui ne lui revient pas. – Qu’entends-tu par là ? – J’entends l’immense concession réciproque que chacun doit à tous et que tous doivent à chacun, et qui est toute la vie sociale. – Hors du droit strict, il n’y a rien. – Il y a tout. – Je ne vois que la justice. – Moi, je regarde plus haut. – Qu’y a-t-il donc au-dessus de la justice ? – L’équité.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

哦,老师,在你所说的这一切之中,忠诚、牺牲、克己、相互关怀,仁爱放在什么地方呢?使一切平衡是很好,使一切和谐就更好。比天平更高的还有七弦琴。你的共和国把人量一量,称一称,随后加以调整:我的共和国把人带到蔚蓝的天空里。这就是定理和雄离之间的区别。

你迷失在云层里了。

面你迷失在计算里了

和谐里包含着幻想。

代数里也有同样的情形

我所要的是欧几里得造成的人。

我呢郭万说,“我倒更喜欢荷马造成的人。

西穆尔丹带着严肃的笑容定定地瞅着郭万,仿佛要使这心灵凝滞不动。

诗歌。你可得提防诗人。

是啊。我听过这种话。你可得提防清风,你可得提防阳光,你可得提防芳香,你可得提防鲜花,你可得提防星座。

所有这一切都不能吃。

你怎么知道呢?思想也是食粮。想就是吃。

别说这种抽象的话。共和国就是二加二等于四。等我给了每个人他应该得到的一份…

你还要把每个人不应该得到的一份给他。

你这话是什么意思?

我的意思是个人对于全体和全体对于个人的那种范围广范的的互让,这种互让就是整个社会生活

在严厉的法律之外,什么都没有。

什么都有。

我只看到正义。

我却看得更高。

还有什么比正义更高吗?

公道。

– C’est-à-dire que tu veux pour l’homme et pour la femme... – L’égalité. – L’égalité ! y songes-tu ? les deux êtres sont divers. – J’ai dit l’égalité. Je n’ai pas dit l’identité. Il y eut encore une pause, comme une sorte de trêve entre ces deux esprits échangeant des éclairs. Cimourdain la rompit. – Et l’enfant ! à qui le donnes-tu ? – D’abord au père qui l’engendre, puis à la mère qui l’enfante, puis au maître qui l’élève, puis à la cité qui le virilise, puis à la patrie qui est la mère suprême, puis à l’humanité qui est la grande aïeule. – Tu ne parles pas de Dieu. – Chacun de ces degrés, père, mère, maître, cité, patrie, humanité, est un des échelons de l’échelle qui monte à Dieu. Cimourdain se taisait, Gauvain poursuivit : – Quand on est au haut de l’échelle, on est arrivé à Dieu. Dieu s’ouvre ; on n’a plus qu’à entrer.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

平等!你这么想吗?男人和女人是不同的。

我是说平等。我并没有说相同。

说话又停顿了一会儿,仿佛在这两个互用闪电交锋的精灵之间出现了暂时的休战。西穆尔丹打破了沉默。

还有孩子呢,你把他归谁?

“首先生养他的父母,随后归教导他的老师,再归使他成长的城市,再归至高无上的母亲——祖国,最后归伟大的祖先——人类。

你没有提到上帝。

父母、老师、城市、祖国、人类这些级别的每一级是攀登到上帝那儿的阶梯的一级。

西穆尔丹没有作声,郭万接着说道:

到了阶梯顶上,就是到了上帝那儿。上帝打开了门,你只要走进去就行了。”

– Pas toujours. Si l’on rudoie l’utopie, on la tue. Rien n’est plus sans défense que l’œuf. – Il faut pourtant saisir l’utopie, lui imposer le joug du réel, et l’encadrer dans le fait. L’idée abstraite doit se transformer en idée concrète ; ce qu’elle perd en beauté, elle le regagne en utilité ; elle est moindre, mais meilleure. Il faut que le droit entre dans la loi ; et, quand le droit s’est fait loi, il est absolu. C’est là ce que j’appelle le possible. – Le possible est plus que cela.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

郭万:就说乌托邦吧,你粗暴地对待它,就等于扼杀它。最没有防御能力的莫过于蛋了。

西穆尔丹:可是必须抓住乌托邦,强制它套上现实的轭,把它纳入现实的框架中。抽象的思想应该化为具体的思想。这样它虽然不那么美现,却变得更加适用:虽然规模较小,却更加完香权利必须在法律里明文作出规定,等权利成为法定以后,它就是绝对的了。这就是我所说的可能实现的事。

郭万:可能实现的事不止这些。

……

– Ma pensée est : Toujours en avant. Si Dieu avait voulu que l’homme reculât, il lui aurait mis un œil derrière la tête. Regardons toujours du côté de l’aurore, de l’éclosion, de la naissance. Ce qui tombe encourage ce qui monte. Le craquement du vieil arbre est un appel à l’arbre nouveau. Chaque siècle fera son œuvre, aujourd’hui civique, demain humaine. Aujourd’hui la question du droit, demain la question du salaire. Salaire et droit, au fond c’est le même mot. L’homme ne vit pas pour n’être point payé ; Dieu en donnant la vie contracte une dette ; le droit, c’est le salaire inné ; le salaire, c’est le droit acquis.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

我的想法是:不断前进。如果上帝要人后退的话,就会让人后脑勺上长个眼睛了。永远望着黎明的方向,望着新的事物诞生出现的方向,下落的东西正激励着上升的东西。老树的爆裂声就是对幼树的召唤。每一个世纪都要完成它的使命,今天是公民问题,明天是人道问题。今天是权利问题,明天是工资问题。工资和权利说到底是同一个词。人活着并不是不要报酬的:上帝在创造生命的时候就欠下了一笔债;权利就是天赋的工资;工资就是争取得到的权利。

Parce que c’est une tempête. Une tempête sait toujours ce qu’elle fait. Pour un chêne foudroyé, que de forêts assainies ! La civilisation avait une peste, ce grand vent l’en délivre. Il ne choisit pas assez peut-être. Peut-il faire autrement? Il est chargé d’un si rude balayage ! Devant l’horreur du miasme, je comprends la fureur du souffle. Gauvain continua : – D’ailleurs, que m’importe la tempête, si j’ai la boussole, et que me font les événements, si j’ai ma conscience ! Et il ajouta de cette voix basse qui est aussi la voix solennelle : – Il y a quelqu’un qu’il faut toujours laisser faire. – Qui ? demanda Cimourdain. Gauvain leva le doigt au-dessus de sa tête. Cimourdain suivit du regard la direction de ce doigt levé, et, à travers la voûte du cachot, il lui sembla voir le ciel étoilé. Ils se turent encore. Cimourdain reprit : – Société plus grande que nature. Je te le dis, ce n’est plus le possible, c’est le rêve. – C’est le but. Autrement, à quoi bon la société ? Restez dans la nature. Soyez les sauvages. Otaïti est un paradis. Seulement, dans ce paradis on ne pense pas. Mieux vaudrait encore un enfer intelligent qu’un paradis bête. Mais non, point d’enfer. Soyons la société humaine. Plus grande que nature. Oui. Si vous n’ajoutez rien à la nature, pourquoi sortir de la nature ? Alors, contentez-vous du travail comme la fourmi, et du miel comme l’abeille. Restez la bête ouvrière au lieu d’être l’intelligence reine. Si vous ajoutez quelque chose à la nature, vous serez nécessairement plus grand qu’elle ; ajouter, c’est augmenter ; augmenter, c’est grandir. La société, c’est la nature sublimée. Je veux tout ce qui manque aux ruches, tout ce qui manque aux fourmilières, les monuments, les arts, la poésie, les héros, les génies. Porter des fardeaux éternels, ce n’est pas la loi de l’homme. Non, non, non, plus de parias, plus d’esclaves, plus de forçats, plus de damnés ! Je veux que chacun des attributs de l’homme soit un symbole de civilisation et un patron de progrès ; je veux la liberté devant l’esprit, l’égalité devant le cœur, la fraternité devant l’âme. Non ! plus de joug ! l’homme est fait, non pour traîner des chaînes, mais pour ouvrir des ailes. Plus d’homme reptile. Je veux la transfiguration de la larve en lépidoptère ; je veux que le ver de terre se change en une fleur vivante, et s’envole. Je veux... Il s’arrêta. Son œil devint éclatant.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

“因为这是一场风暴。风暴的目标永远是明确的。一棵橡树被雷击倒,许多森林却得到净化!文明染上了瘟疫,这场大风为它消除瘟疫。也许大风没有充分地选择。可是它难道有别的办法吗?它担负了如此艰巨的清扫使命!在可怕的疫气面前,我理解风为什么刮得那么猛!

郭万接着说道:“况且,只要我有指南针,风暴对我有什么关系?只要我有良心,事变对我又有什么影响?

随后他又用低沉而严肃的声音补充道:面且还有一个我们永远无法抗拒的人物。

“谁?”西穆尔丹问道。

郭万把手指往头顶上一指。西穆尔丹顺着他手指的方向望去,透过地牢的拱顶,他仿佛看到了繁星密布的天空。

他们又沉默了。

西穆尔丹说道:

要说社会比自然更伟大,我跟你说,这不再是可能实现的事,这是幻想。

“这是目标。否则社会有什么用呢?那就呆在自然里好了,做野人好了。奥塔希提是一个乐园。不过,在这个乐园里人并不思想。与其要一个愚味的天堂,还不如要一个智慧的地狱。不,不要地狱。咱们还是要人类社会吧。社会比自然更伟大。是的,如果你不给自然增添点儿什么东西,为什么要脱离自然呢?那倒不如像蚂蚁那样干活,像蜜蜂那样酿蜜好了。干脆做只会干活的动物,而不做智慧的王后好了。如果你给自然增添了什么,你就必然比自然伟大:增添就是增加,增加就是扩大。社会就是由自然界升华而成的。我要的是蜜蜂巢里所没有的一切东西,蚂蚁窝里所没有的一切东西,像纪念碑,艺术诗歌、英雄、天才。身上永远压着一副担子,这并不是人类的法则。不,不,不,不要再有贱民,不要再有奴隶,不要再有苦役犯,不要再有罪人!我要人类的每一种品质都成为文明的象征,进步的楷模:我要思想上的自由,观念上的平等心灵上的博爱。不,不要再有枷锁!人生下来并不是为了披枷带锁,而是为了展开翅膀飞翔。不要再有爬行的人类。我要毛虫化为蝴蝶:我要蚯蚓变成生机盎然的花朵,飞舞起来:我要……”

他停住了,眼睛闪闪发亮。

六 太阳出来了 CEPENDANT LE SOLEIL SE LÈVE

Cette bâtisse difforme, c’était la guillotine. En face, à quelques pas, dans le ravin, il y avait un autre monstre, la Tourgue. Un monstre de pierre faisant pendant au monstre de bois. Et, disons-le, quand l’homme a touché au bois et à la pierre, le bois et la pierre ne sont plus ni bois ni pierre, et prennent quelque chose de l’homme. Un édifice est un dogme, une machine est une idée. La Tourgue était cette résultante fatale du passé qui s’appelait la Bastille à Paris, la Tour de Londres en Angleterre, le Spielberg en Allemagne, l’Escurial en Espagne, le Kremlin à Moscou, le château Saint-Ange à Rome. Dans la Tourgue étaient condensés quinze cents ans, le moyen âge, le vasselage, la glèbe, la féodalité ; dans la guillotine une année, 93 ; et ces douze mois faisaient contre-poids à ces quinze siècles. La Tourgue, c’était la monarchie ; la guillotine, c’était la révolution. Confrontation tragique. D’un côté, la dette; de l’autre, l’échéance. D’un côté, l’inextricable complication gothique, le serf, le seigneur l’esclave, le maître, la roture, la noblesse, le code multiple ramifié en coutumes, le juge et le prêtre coalisés, les ligatures innombrables, le fisc, les gabelles, la mainmorte, les capitations, les exceptions, les prérogatives, les préjugés, les fanatismes, le privilège royal de banqueroute, le sceptre, le trône, le bon plaisir, le droit divin; de l’autre, cette chose simple, un couperet. D’un côté, le nœud ; de l’autre, la hache.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

这个难看的东西就是断头台。

在它对面不远的地方,另一个怪物耸立在山沟里,那就是拉图尔格。石头怪物和木头怪物正好配成一对。可以说,只要人摸过了木头和石头,这块木头和这块石头就不再是木头和石头了,而是具备了人的某种特质。一座建筑代表一种教义,一架机器代表一种观念。

拉图尔格是过去时代的不幸的产物:这种产物在巴黎称作巴土底,在英国称作伦敦塔,在德国称作施皮尔堡,在西班牙称作埃斯居里亚宫,在莫斯科称作克里姆林宫,在罗马称作圣天使城堡。

拉图尔格凝聚了一千五百年的历史,包括中世纪、藩属时代、采邑时代,封建制度;断头台只包含了九三年一年的历史;而这十二个月却丝毫不亚于那一千五百年。

拉图尔格就是君主制度,断头台就是大革命真是充满悲剧色彩的对方面欠下债务;另一方面到期清偿方面是错综复杂的哥特式结构,农奴、领主、奴隶,主人、平民,责族,包括各种习惯法的复杂的法典、结成联盟的法官和教士、数不清的程格,捐税、盐税。永久营业权、人头税、特例、特权、成见,宗教狂热、王室破产特权、君权,王权、君主意愿、神权:另一方面则只有一样简单的东西:断头台上的侧刀。

一方面是一个缠在一起的结,另一方面是一把利斧。

La pierre semble quelquefois avoir des yeux étranges. Une statue observe, une tour guette, une façade d’édifice contemple. La Tourgue avait l’air d’examiner la guillotine. Elle avait l’air de s’interroger. Qu’était-ce que cela ? Il semblait que cela était sorti de terre. Et cela en était sorti en effet. Dans la terre fatale avait germé l’arbre sinistre. De cette terre, arrosée de tant de sueurs, de tant de larmes, de tant de sang, de cette terre où avaient été creusées tant de fosses, tant de tombes, tant de cavernes, tant d’embûches, de cette terre où avaient pourri toutes les espèces de morts faits par toutes les espèces de tyrannies, de cette terre superposée à tant d’abîmes, et où avaient été enfouis tant de forfaits, semences affreuses, de cette terre profonde, était sortie, au jour marqué, cette inconnue, cette vengeresse, cette féroce machine porte-glaive, et 93 avait dit au vieux monde : – Me voilà. Et la guillotine avait le droit de dire au donjon : – Je suis ta fille.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

有时石头似乎长着奇特的眼睛,一座雕像会观察,一座城堡会窥伺,一座建筑的正面会凝视,拉图尔格仿佛在打量着断头台。

它好像在暗自发问。

那是什么东西?

那个东西好像是从地下冒出来的。

那个东西其实是从地下冒出来的。

在不样的土地上萌发出一棵不吉利的树。从这片浇了那么多汗水。那么多泪水,那么多鲜血的土地中,从这片挖过那么多壕沟,那么多坟墓,那么多地洞。那么多陷肼的土地中从这片腐化过众多死于形形色色暴君之手的死者的土地中,从这片重合着那么多深渊,埋葬着那么多可怕的罪恶种子的土地中,从这片深厚的土地中,在注定的日子,冒出了这个陌生的东西,这个复仇者,这架凶恶的杀人机器。于是九三年对旧世界说:

我在这儿。

而断头台也有权对塔楼说:

我是你的女儿。

La nature est impitoyable ; elle ne consent pas à retirer ses fleurs, ses musiques, ses parfums et ses rayons devant l’abomination humaine ; elle accable l’homme du contraste de la beauté divine avec la laideur sociale ; elle ne lui fait grâce ni d’une aile de papillon ni d’un chant d’oiseau ; il faut qu’en plein meurtre, en pleine vengeance, en pleine barbarie, il subisse le regard des choses sacrées ; il ne peut se soustraire à l’immense reproche de la douceur universelle et à l’implacable sérénité de l’azur. Il faut que la difformité des lois humaines se montre toute nue au milieu de l’éblouissement éternel. L’homme brise et broie, l’homme stérilise, l’homme tue ; l’été reste l’été, le lys reste le lys, l’astre reste l’astre. Ce matin-là, jamais le ciel frais du jour levant n’avait été plus charmant. Un vent tiède remuait les bruyères, les vapeurs rampaient mollement dans les branchages, la forêt de Fougères, toute pénétrée de l’haleine qui sort des sources, fumait dans l’aube comme une vaste cassolette pleine d’encens ; le bleu du firmament, la blancheur des nuées, la claire transparence des eaux, la verdure, cette gamme harmonieuse qui va de l’aigue- marine à l’émeraude, les groupes d’arbres fraternels, les nappes d’herbes, les plaines profondes, tout avait cette pureté qui est l’éternel conseil de la nature à l’homme. Au milieu de tout cela s’étalait l’affreuse impudeur humaine ; au milieu de tout cela apparaissaient la forteresse et l’échafaud, la guerre et le supplice, les deux figures de l’âge sanguinaire et de la minute sanglante ; la chouette de la nuit du passé et la chauve-souris du crépuscule de l’avenir. En présence de la création fleurie, embaumée, aimante et charmante, le ciel splendide inondait d’aurore la Tourgue et la guillotine, et semblait dire aux hommes : Regardez ce que je fais et ce que vous faites.
引自 第三部 在旺代 第七卷 封建与革命

大自然是无情的;它不肯在人类的丑恶行为面前收回它的鲜花、音乐、芳香和阳光。它用仙境的美丽和社会的丑恶两者之间的对比来谴责人类,它不肯开恩收回蝴蝶的翅膀和鸟儿的歌唱:人类不得不在残杀、复仇和野的行为中忍受那些神圣事物的目光:人类无法摆脱温和的字宙无尽的请责和天那毫不宽容的宁静,丑的人类法律不得不在永恒的美妙景物中赤裸裸地现出原形。人类尽管破坏、毁灭,尽管根除,杀默,夏天依然是夏天,百合花依然是百合花,星辰依然是星辰。

那天早上,拂晓时的清朗朗的天空比任何时候都更人。和煦的晨风吹动着欧石南:雾气级缓地在树枝之间蔓延,富热尔森林充满了林子里的泉水所喷出的水气在晨光中水气蒸腾,看去好像一个装满香料的大香炉新蓝的天空,雪白的云朵,清澈的泉水,葱龙的草木从海蓝到翠绿,各个层次的颜色都很和谐从丛兄弟般的树木,一片片青青的草地,一块块深广的平原,所有这一切都显得无比纯洁,这种纯洁正是大自然对人类的永久的忠告。可是在这一切之中,出现了人类丑恶的无耻面目;在这一切之中,出现了堡垒和断头台,战争和刑罚,血腥的时代和血腥的时刻的两个象征,过去黑夜的猫头鹰和未来黎明的蝙蝠。在这鲜花盛开、芬芳馥郁、可爱而迷人的世界中,灿烂的天空把晨光酒满拉图尔格和断头台,似乎在向人们说:请看看我所做的事情和你们所做的事情。

Tout en marchant, il regardait Cimourdain et Cimourdain le regardait. Il semblait que Cimourdain s’appuyât sur ce regard.

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